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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:50

Les mots sont souvent, non les signes, mais les masques de la réalité. Parfois même la fréquence de leur emploi doit alerter sur l’absence de la chose qu’ils désignent. La France est-elle un État de droit, une république, une démocratie ? Plus ces mots sont employés avec le ton solennel et pontifiant conseillé, plus l’évolution politique permet d’en douter. Mon expérience concrète m’assure qu’elle ne l’est plus.


Je vis depuis plus de huit ans une chasse aux sorcières qui a torpillé mon activité politique. Il y a un an, interrogé par un site catholique confidentiel sur la raison pour laquelle une majorité des Français semblait favorable au mariage homosexuel, je développais la thèse suivant laquelle le « lobby gay » disposait d’une puissance médiatique disproportionnée, dont les adversaires du mariage unisexe prennent sans doute conscience en ce moment même. Fort de sa domination dans les médias, il use d’une désinformation systématique, notamment fondée sur la victimisation des homosexuels.

Je prenais l’exemple de la légende de la déportation des homosexuels en France, à l’exception des trois départements rattachés au Reich. Serge Klarsfeld confirmait mes propos. La lecture de l’étude menée par Mickaël Bertrand ou de l’ouvrage de Patrick Buisson sur les Années érotiques de l’occupation me donne entièrement raison. Cela n’a pas empêché les crétins de l’UMP, ni la presse pavlovienne de me traiter de tous les noms. Sarkozy s’y est mis. Bien sûr la gauche s’en est donnée à cœur joie. C’était la démonstration de la justesse de mes propos puisque tous étaient convaincus d’une chose totalement fausse.

 

Comme il y a des limites à la bêtise qui la rend insupportable, j’ai assigné ceux qui osaient parler à mon encontre de négationnisme. Je n’ai jamais nié la déportation, ni les six millions de victimes de la Shoah, et ceux qui m’ont entendu à Auschwitz parler au nom du groupe UMP que j’y représentais ne peuvent avoir le moindre doute à ce sujet. Ce que je nie, c’est l’existence d’une politique de déportation des homosexuels français depuis le territoire national, par les Allemands, les collaborateurs ou les « autorités » de Vichy. J’ajoute que beaucoup d’homosexuels n’ont pas eu à se plaindre de leur situation à cette époque, à commencer par le ministre de Pétain, Abel Bonnard, et bien d’autres. Ce que je dénonce c’est la manœuvre victimaire fondée sur le mensonge afin de créer un climat favorable aux revendications.

 

J’ai donc assigné L’Express qui avait utilisé ce terme de « négationniste » à mon encontre. LE PROCÈS N’AURA PAS LIEU. LE DOSSIER A DISPARU, le temps du délai de prescription. Si ça vous rappelle la Scientologie, je crains que vous n’ayez raison.

 

Mon avocat a donc écrit une lettre ouverte au ministre de la Justice. Celle-ci l’informe que j’engage une action en responsabilité pour faute lourde et déni de Justice contre l’État français. Je déposerai, par ailleurs, une plainte pour vol afin qu’on puisse savoir qui a subtilisé le dossier le temps de la prescription. Lorsque la République ne traite pas tous les justiciables avec égalité, elle n’est plus la République. Lorsqu’une démocratie privilégie des minorités, elle n’est plus une démocratie. Lorsque la Justice trébuche ou devient partiale, l’État de droit disparaît pour ne laisser place qu’à un rapport de forces.

C’est d’ailleurs ce qu’a reconnu avec cynisme le rapporteur au Sénat de la la loi sur le mariage et l’adoption pour des personnes de même sexe, Jean-Pierre Michel, en affirmant que le « juste » était ce qui est conforme à la loi, et la loi, l’expression d’un « rapport de force à un moment donné ». Un parlementaire juriste qui fait dépendre le droit de la force, ça fait froid dans le dos, mais peut-être cela éclairera-t-il ceux qui ont un doute sur la nature du pouvoir actuel.

 

Christian Vanneste

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commentaires

elke 29/04/2013 15:01


franchement, quand tout le monde est d'accord pour dire que vous avez tord, c'est que VOUS AVEZ TORD ! jolie tête de pioche !j'ai beaucoup ri à la lecture de votre "article", merci pour ce
délicieux moment

actionfrancaise-reims 30/04/2013 07:56



Merci pour votre visite sur notre blog. Nous sommes enchantés de vous avoir fait passé un bon moment ! Au plaisir de vous (re)lire !



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la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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