Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...
Les partisans de la culture de mort livrent toujours une bataille des mots pour mieux faire passer l’inaceptable. Ainsi, l’avortement est devenu IVG avec le mot interruption qui évoque une possibilité de reprise alors que le meurtre d’un enfant en devenir est irréversible.
Désormais, certains proposent "l’avortement post-natal" en lieu et place de "meurtre de nouveau-né" ou "infanticide" :
"Alberto Giubilini et Francesca Minerva, deux chercheurs en bioéthique, ont suscité une polémique en publiant fin février un article dans le prestigieux Journal of Medical Ethics intitulé : "After-birth abortion : why should the baby live ?" ("Avortement post-natal, pourquoi l’enfant devrait-il vivre ?"). Ils affirment que "tuer un nouveau-né devrait être acceptable dans tous les cas dans lesquels l’avortement est autorisé". Cela implique non seulement l’avortement de nouveau-nés souffrant de handicaps (sévères ou mineurs), mais également de ceux en parfaite santé lorsque la situation familiale des parents ne leur permet pas de les accueillir, voire lorsqu’ils ne sont pas désirés.
De plus, ces bioéthiciens soutiennent que l’adoption ne serait pas forcément une meilleure solution, la douleur psychologique éprouvée par la mère biologique en raison de l’abandon de son enfant pouvant être plus grande que celle causée par la mort de celui-ci. Selon eux, la mère biologique serait tourmentée à vie par l’idée du retour de son enfant. En résumé, l’article soulève cette difficile question : si nous acceptons l’avortement, pourquoi n’acceptons-nous pas l’infanticide ? Quelle différence morale y a-t-il entre un fœtus de trois, six ou neuf mois et un nouveau-né ? "
Effectivement, il n’y a pas de différence et l’argument doit être retourné aux partisans de la culture de mort : l’avortement est un meurtre de la conception de l’enfant à sa naissance !