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Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...

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La défense de Jeanne !

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Salut les camelots ! L’AFE vous annonce une série d’articles sur le combat que nos anciens menèrent pour protéger Jeanne, en cette année des 600 ans de sa naissance cela nous semble d’actualité surtout que désormais tous les partis et mouvements de ce sinistre système républicain tentent de se l’approprier ! N’hésitez pas à venir consulter le site régulièrement pour découvrir un nouvel extrait de la magistrale oeuvre de Maurice Pujo ! Nous précisons que le texte n’est pas retouché et qu’il est laissé dans son état d’écriture première.

L’hiver de 1908–1909 aura vu un merveilleux réveil du sentiment national et de l’idée royaliste dans la jeunesse française. Cette jeunesse, – que l’on accusait d’indifférence ou que l’on disait acquise à la République ainsi qu’à l’oeuvre de dénationalisation et de déchristianisation qu’elle poursuit – s’est levée tout entière à notre appel pour courir à la défense de Jeanne d’Arc offensée par la présence de son insulteur dans une chaire de la Sorbonne. Pendant trois mois, des milliers de jeunes gens sont descendus dans la rue tous les mercredis ; ils ont livré douze batailles où ils bravaient les coups et la prison, et, s’étant juré de faire cesser le scandale, ils l’ont fait cesser en effet : pour la première fois, depuis bien longtemps, on a vu, l’étranger de l’intérieur reculer et la victoire rester aux Français.

Merveilleux spectacle qui frappait chacun d’étonnement, et nous les premiers, dont tous les espoirs étaient dépassés. Au milieu de ces foules toujours plus nombreuses, à la vue de tant de dévouements, de tant de sacrifices, d’une si belle énergie et d’une si magnifique persévérance, nous avons vécu des heures de joie inoubliable en constatant ce que l’on pouvait encore tirer du bon sang de notre race. Mais ce n’était pas l’étonnement ; c’était la stupeur qui frappait nos adversaires devant cette révélation foudroyante que la nouvelle génération était à nous, révélation rendue plus claire et plus cruelle par le nombre infime de partisans, la plupart juifs ou métèques, que leurs appels désespérés réussirent à rassembler au Quartier latin. Encore ces Thalamistes, honteux de leur propre cause, même, aidés par les Sillonnistes, traîtres à la cause nationale, même protégés par la police dont ils se faisaient les auxiliaires, se trouvèrent-ils eux-mêmes si piteux qu’ils se débandèrent et disparurent avant la fin de la lutte !

Ce mouvement, qui unit les patriotes de tous les partis, c’est l’Action française qui en avait pris l’initiative. Elle l’avait prise contre l’avis de beaucoup de conservateurs timorés qui désapprouvaient une campagne « où c’était nous qui créions le désordre et où nous étions les agresseurs », – comme si le désordre n’avait pas été créé par ceux qui avaient donné une chaire à l’insulteur de Jeanne d’Arc, comme si cette nomination n’était pas une nouvelle provocation après tant d’autres adressée à tous les Français. L’Action française réagit par sa vigoureuse offensive contre ces apôtres de la lâcheté et du laisser-faire, complices inconscients de la conspiration judéo-maçonnique dont le travail insolent ou sournois dissout peu à peu le patrimoine moral comme le patrimoine matériel de notre pays.

Et l’offensive ne fut pas seulement dans le principe de la campagne : l’Action française en fit la tactique, toute nouvelle pour les partis d’opposition, de chacune de ses manifestations. Elle fournit à la foule confuse et indécise des patriotes, les cadres admirables de ses Étudiants d’Action française et de ses « Camelots du Roi », et grâce à eux, grâce à la confiance qu’on témoignait à leurs chefs, elle leur imprima ses sûres et énergiques directions. On put, chose rare dans ce genre de guerre, accomplir des manoeuvres stratégiques assez compliquées. On ne se contenta plus de défendre des positions, comme on l’avait fait aux inventaires : on fit l’assaut de la position, de la place forte de l’ennemi, la Sorbonne, et bien qu’elle fût formidablement gardée, on réussit à l’emporter quatre fois.

Mais plus encore que dans la discipline et l’audace, le caractère nouveau imprimé au mouvement par l’Action française se marque dans la persévérance. C’est cette persévérance qui déjoua toutes les prévisions du gouvernement, habitué, après chacun de ses attentats, à voir les conservateurs se résigner après avoir « énergiquement protesté ». Ayant espéré nous réduire par les brutalités de sa police, les sanctions disciplinaires de ses Facultés et les condamnations de ses tribunaux, ayant compté nous lasser en maintenant malgré tout son Thalamas en Sorbonne, il fut finalement obligé de céder en reconnaissant que tout avait été inutile et que même son obstination s’était retournée contre lui, car elle n’avait fait que fournir de nouvelles occasions de se développer à un mouvement irrésistible.

Rappelons brièvement les faits et d’abord ceux qui déterminèrent la campagne.

Dans le courant de novembre 1908 on apprit que le Conseil des professeurs de la Faculté des Lettres, présidé par le doyen, M. Alfred Croiset, avait autorisé, pour l’année 1908–1909, l’ouverture en Sorbonne d’un cours libre sur la Pédagogie de l’Histoire, par M. Thalamas.

Qui était M. Thalamas ? Un médiocre professeur de l’Enseignement secondaire qui ne possédait même pas le titre de docteur ès-lettres exigé par les règlements pour faire un cours d’enseignement supérieur. Il ne s’était nullement distingué par des ouvrages ou des travaux qui pussent expliquer une dérogation à ces règlements et l’obtention fort rare d’un tel privilège.

Il n’était connu que par un fait. En 1906, étant professeur au lycée Condorcet, il avait tenu dans sa classe d’abominables propos sur le compte de Jeanne d’Arc. Ces propos, que tout dément dans la science historique, ne tendaient pas seulement à rejeter le caractère surnaturel de la mission de Jeanne, ce qui suffisait à froisser les convictions religieuses des élèves, ils osaient aussi, par d’abominables calomnies, s’attaquer à sa moralité et dénigrer le rôle admirable de celle qui mourut pour sauver la France. M. Thalamas affichait son désir de détruire le culte de Jeanne d’Arc, ce qu’il appelait ignoblement la « Jeannolâtrie ».

Le scandale fut tel que les élèves du lycée se soulevèrent contre le professeur indigne. Une enquête, ouverte par M. Chaumié, ministre de l’Instruction publique, dût, bien qu’il s’agît d’un franc-maçon ami du régime, reconnaître l’exactitude des faits, et M. Thalamas, publiquement blâmé par son ministre à la tribune de la Chambre, fut changé de lycée.

Tels étaient les seuls titres qui avaient désigné M. Thalamas au choix de M. Croiset et de ses collègues pour professer en Sorbonne et professer sur quoi ? Sur la « Pédagogie de l’Histoire », c’est-à-dire, comme l’expliquait au tribunal notre éminent avocat Me de Roux, « sur la manière de traiter toutes les gloires de la France comme il avait traité Jeanne d’Arc ». La jeunesse des Écoles ne permit pas ce que l’indignité ou la faiblesse des professeurs de la Sorbonne avait autorisé. Le cours, qui devait avoir douze leçons, dût être arrêté après la dixième. Et l’on sait dans quelles conditions eurent lieu ces leçons : professées devant quinze ou vingt auditeurs, juifs, métèques ou agents de la sûreté, mais protégées chaque fois contre la colère de tous les vrais étudiants par plus de huit cents agents ou gardes municipaux. Il y eut douze manifestations principales : onze « mercredis de Thalamas » (car le premier mercredi la leçon ne put avoir lieu), auxquels il faut ajouter un « lundi de M. Croiset », où la jeunesse fit expier sa complaisance au doyen qui était le principal responsable du scandale.

Maurice Pujo, Les Camelots du Roi

Action Française Étudiante

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