Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...
Suite à la suppression de 8000 emplois à PSA France, Arnaud
Montebourg a affirmé avoir « un vrai problème » avec la stratégie de PSA et manifesté le désir de rencontrer la famille Peugeot. On le voit, les déclarations de Montebourg sur Psa
relèvent du bon sens et la seule chose qu’un patriote pourrait lui reprocher c’est de ne pas aller assez loin, de manquer de fermeté.
Eh bien ces déclarations choquent les caciques de l’UMP les qualifiant d’irresponsables, regrettant sans doute qu’il n’y ait pas plus de délocalisations. Je cite Fillon "Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation ?" et Copé "Je n’ai jamais imaginé qu’un ministre de l’industrie allait à ce point frapper personnellement (...) l’image des grandes entreprises de notre pays." "Mettre à ce point en cause l’image d’une entreprise (...) c’est en fait menacer des milliers d’entreprises, des milliers d’emplois."
Monsieur Copé pourrait se demander si l’image de l’entreprise ne serait pas plutôt écornée par la politique de la dite entreprise qui profite des avantages de la France quand cela l’arrange et part pour aller payer ses impôts ailleurs. Peut-on sérieusement présenter comme une attaque inouïe contre une entreprise française (entreprise qui n’est plus française que sur la forme), la vérité dite de façon bien timide par Arnaud Montebourg ? J’ignore ce que décidera Montebourg au final mais nous savons dorénavant que Fillon et Copé n’auraient absolument pas bougé le petit doigt et auraient applaudi des deux mains à la suppression de 8000 emplois en France. L’antipatriotisme affiché des deux principaux candidats à la direction de l’UMP, confirme en tout cas que l’AF a bien fait de ne pas appeler à voter pour eux à la présidentielle et aux législatives. Disons le tout de go, les positions de Fillon et Copé, défendent le capital de PSA contre les salariés français.
Nous pouvons aussi affirmer sans prendre un gros risque, que face à un Colbert, Psa n’aurait pas osé délocaliser.
Ce que l’on peut reprocher en l’occurrence à Arnaud Montebourg, c’est d’appartenir à un parti européiste même si lui personnellement a voté non au traité constitutionnel de 2005 (Inconnu à l’époque de la ratification de Maëstricht, il est imprécis à ce sujet affirmant parfois avoir voté oui, parfois non) qui avalise ce qui vient de l’UE dont les délocalisations massives, inéluctables sans politique protectionniste. Bref Montebourg est membre d’un système qui est pour les causes et contre les conséquences, ce qui aboutit inévitablement à une impasse politique.
Seul un chef d’état indépendant des lobbys aurait pu parler avec la fermeté nécessaire à PSA, un roi par exemple...
Cadichon