Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...
On savait Nicolas Sarkosy capable de toutes les audaces : mais oser, au lendemain de la septuple tragédie de Montauban et de Toulouse, se présenter
comme le candidat de la sécurité dépasse l'entendement.
Méprise-t-il à ce point les Français qu’il les croie suffisamment stupides pour oublier que c’est lui qui a laissé importer des conflits extérieurs sans pour autant prévenir, sur le territoire national, les conséquences de son tropisme américain ? Il est aujourd’hui devenu aussi risqué à des soldats français en uniforme de se promener en France que dans la vallée de la Kapisa ou à des enfants juifs d’aller à l’école à Toulouse que le long de la barrière de Gaza : comment, dès lors, ose-t-il faire le don de sa personne à la France, lui qui n’a aucun Verdun à son actif, ni guerrier, ni diplomatique ? Le massacre de ces trois soldats français catholique et musulmans et de ces quatre civils juifs, dont trois enfants, ciblés par une “chance pour la France” en raison même de ce qu’ils représentaient aux yeux de cet islamiste, est une tâche indélébile sur un quinquennat, la signature de sang d’un mandat qui n’aura pas été simplement inutile sur la question de la sécurité mais nuisible, catastrophique même, d’autant qu’en raison du déferlement migratoire qui se poursuit depuis 1975 et s’est encore aggravé depuis 2007, la géopolitique rejoint désormais les questions de sécurité intérieure.
Car la question dépasse d’éventuels dysfonctionnements de nos services de sécurité, employés par Guéant à traquer les journalistes plutôt que les terroristes islamistes, ou mis délibérément sur une fausse piste militaro-nazie, ce qui a fait “perdre un temps considérable”, selon l’aveu du ministre de la défense lui-même : le pays légal, de droite et de gauche, espérant rejouer Carpentras pour éliminer Marine de la course, comme les consciences antiracistes, devraient s’interroger sur leur responsabilité morale dans la tragédie du collège juif... Combien de vies a coûté ce retard dû à leur pavlovisme antifâ ou à leur obsession de se débarrasser d’une concurrente ?
Car cet islamiste “toulousain” (dixit Guéant), dont on apprend qu’il souhaitait bientôt “retourner au bled” pour se marier... — vous avez bien lu : “Retourner au bled”. Né en France, donc ...Algérien ! Ah, les vertus du droit du sol, que la loi française impose aux allogènes nés en France et qui manifestement n’en veulent pas —, cet islamiste “toulousain”, dis-je, n’est pas un cas isolé. Son avocat a pu nous attendrir sur cet enfant privé de père, empêché de se construire, etc. Tout cela est peut-être vrai. Il n’en reste pas moins que tous les enfants privés de père et empêchés de se construire ne finissent pas par assassiner sept personnes froidement en moins de dix jours, allant jusqu’à attraper une enfant de cinq ans par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête. De plus, le soutien dont il a bénéficié, au sein de sa famille, avant les faits, l’ “admiration” explicite que lui voue, après les faits, son grand frère, aujourd’hui sous les verrous, comme le soutien, de moins en moins dissimulé, d’une communauté islamiste qui n’hésite pas à glorifier ouvertement, dans la rue, face à un pouvoir sarkozyste impuissant, le terroriste issu de ses rangs, pour en faire un martyr de la cause, révèlent combien la pointe immergée de l’iceberg dissimule un danger profondément enfoui. Celui que refusent d’affronter Sarkozy, se contentant de déclarations tonitruantes et de menaces contre la liberté d’internet - un malheur n’est jamais perdu —, et Hollande, aussi piteux que Jospin sur les questions de sécurité, qu’il cherche déjà à les évincer de la campagne. Ce danger, pourtant, s’est répandu, comme un poison à dose progressive, dans le corps social, favorisé par la lâcheté des politiques, leur complicité idéologique et leur soumission à des lois d’un marché qui, pour régner, a besoin d’une ”ouverture”, morale et physique, de frontières aboutissant à l’éradication de toute souveraineté et de toute identité nationales... pour engendrer un communautarisme mortifère.
Oui, il ne s’agit pas du coup de folie d’un meurtrier isolé, cherchant à justifier sa sauvagerie sous quelque prétexte idéologique ou religieux. Mohamed Merah est bien un martyr, au sens étymologique du terme, c’est-à-dire le témoin, jusqu’au sang versé — celui des autres avant le sien — de certaine communautés, pas toutes évidemment !, étrangères à notre pays, qui ont pourtant grossi au sein de la communauté nationale, que la communauté nationale a même nourri de son sein au nom d’une idéologie abstraite, apatride, donc nécessairement in-humaine — car tout homme est d’un sol, d’un pays, d’une civilisation. Il ne s’agit pas de viser les musulmans de France : certains, les harkis, ont même tout donner pour leur patrie — mais ce sont précisément ceux que méprise le pays légal. Non, il ne s’agit pas de “faire l’amalgame” — on sait combien ceux qui l’ont fait au début de l’affaire, en direction des patriotes, accusant la "France du non" d’avoir armé, au moins moralement, le meurtrier, qu’on souhaitait “national”, sont devenus sourcilleux sur le sujet. Non, il s’agit de dénoncer une politique, délibérée, de déracinement, de remplacement, dont profite un islamisme, criminel par définition, qui, dans des communautés importées, devenues françaises sans même l’avoir demandé, occupe la place laissée vide par la France. Et si, avec l’immigration, le droit du sol était la première atteinte aux droits de l’homme en créant des Français de force ?
Mohamed Merah n’était pas “français”. Son frère ne l’est pas davantage. Leurs frères et sœurs, qui sont combien de milliers en France, non plus. Ceux qui comme Sarkozy, comme Hollande, comme Bayrou ou Mélanchon, sont les propagandistes d’une France “ouverte”, comme l’est un cadavre en putréfaction, les représentants de cette “France du oui” qui suit le mouvement de la mondialisation comme un chien crevé au fil de l’eau, sont les agents actifs de la dissolution de notre pays. Parce que, depuis plus de dix ans, Sarkozy est aux affaires, il est évidemment le premier responsable. Avant tout par ses mensonges : car, depuis dix ans, il a favorisé comme jamais le déracinement, le remplacement de notre peuple. Mais les autres sont ses “amis” — le pays légal fonctionne comme facebouc. Ils appartiennent à la même idéologie mondialiste, immigrationniste, qui a déjà enterré, en esprit, la France. Mais le cadavre de la France bouge encore. Et le peuple saura le leur rappeler.
François Marcilhac, directeur politique de L’AF 2000