Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...
Un grand merci à Jean Chouan de
L'Action Française Etudiante pour ce super article !
Il y a quelques semaines, pour la première fois de ma vie, j’ai visité la chapelle expiatoire à Paris où les corps de Marie-Antoinette et de Louis XVI ont reposé pendant 21 ans. J’ai été fortement ému par les derniers mots du Roi, écrits sur le marbre. Avec quel sens de l’abnégation, quel courage et quel dignité le Roi et la Reine ont su faire face à leur destin !
Il en fallait pour accepter le triste sort que leur propre royaume leur a réservé : celui d’être illégitimement décapités devant le peuple de Paris.
Cette rencontre, avec ce lieu m’a porté à la réflexion sur mon engagement personnel. En effet, quel lien peut-il y avoir entre les Rois de France et moi, jeune français du XXIème siècle, plongé dans ce monde moderne si étrange, où tout va si vite, où beaucoup de choses semblent être à notre portée alors que nous avons peut-être oublié l’essentiel ? Pourtant ce lien existe bien, il est en moi, en chacun des français. C’est le lien de la mémoire collective, des fantômes du passé, c’est celui de ce sol qu’ils ont foulé longtemps avant nous. Enfin c’est cet Esprit Français : notre culture et notre langue.
Quelque part, nous partageons
tous cet Esprit, que nous soyons de gauche ou de droite. La langue que nous parlons chaque jour est à la fois le tombeau de ces fantômes de la France mais aussi la matrice de l’avenir de
notre nation. C’est ici que se rejoignent les mots anciens, plusieurs fois séculaires comme les mots nouveaux d’aujourd’hui. La langue française est un palimpseste de notre histoire et
peut-être aussi une prophétie de notre avenir.
Le lien est donc bien là mais il ne suffit pas pour se dire royaliste. D’ailleurs, je n’ai pas choisi d’être royaliste. Rien ne m’y avait préparé, personne ne se soucie du Roi dans le milieu d’où je viens.
Ma formation politique, littéraire et philosophique, ce fut d’abord des rencontres intellectuelles : Pascal, Aristote, Hobbes, Nietzsche, Dostoïevski, Balzac, Stendhal puis Maurras. Ce ne fut pas un choix, au contraire, ce fut un long processus vers la découverte d’une essence et vers l’affirmation de ma vie. [...]
Jean Chouan - La suite sur le blogue de l’Action Française Etudiante