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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 20:41

arton2967-a44d5Un ingénieur allemand (pas un economiste, quelqu'un qui a les pieds sur terre donc) s'est amusé à comparer la crise de 1914-1923 en Allemagne avec la crise actuelle. Il s'est basé entre autres sur la quantité d'argent imprimé, c.a.d. pour "notre crise" le bilan de la BCE, et supperposé les courbes.

Si on compare donc la quantité de monnaie à l'époque et aujourd'hui, nous sommes en 1919.

A évolution égale, l'inflation/hyperinflation continuerait jusqu'en 2017 environ avant de finir dans un gros crash final. Ca fait déjà beaucoup d'hypothèse, mais théoriquement on en prend le chemin: La banque centrale japonaise imprime déjà trois fois plus de papier que la Fed, et l'OECD se plaint que la BCE n'imprime encore pas assez (niouzes du 27.5).

2017 ca me parle remarquez, puisque j'ai toujours eu 2018 en tete pour une reprise digne de ce nom. Je l'ai écrit ici le 19 avril 2009. Citation: Va savoir pourquoi, j'ai toujours eu l'intuition que l'humanité (ce qu'il en restera) allait recommencer à respirer à partir de 2018. Ca pourrait coller.

En haut à droite sur le graphique le prix de l'or, monté de 1.000 mark en 1919 à 100.000 milliards en 1923. Ce sont des chiffres qui ne veulent plus dire grand chose.

Bref, on risque d'en chier pendant encore 4 ans (ou pas). Tenez bon. Ils vont déjà plumer nos économies, retraites, assurances vie etc. pour commencer. Ca permettra (peut-etre) de continuer un peu, avant un changement de paradigme inévitable (n'en déplaise à des vieilles reliques belges bornées style Bop qui est allé polluer le billet sur le revenu inconditionnel, heureusement il n'y a que deux trolls chroniques sur ce blog).
J'ai mis un "?" dans le titre parce que c'est quand meme acrobatique de comparer les années 20 à aujourd'hui. D'autre part le système est pret à exploser, ca peut se faire nimporte quand. Ca m'étonnerait meme beaucoup que tout tienne jusque 2017, pour moi c'est plutot une date limite de vente.  La densité des évènements a considérablement augmenté en cette moitié d'année 2013, les signes de faiblesse se multiplient, laissant présager une fin proche ou en tous cas, des gros chamboulements.

Il faut voir tout ca comme un exercice intellectuel sans grand interet pratique.

Coté pratique, parce que quelques uns demandent ou se situera la limite lors du prochain pillage organisé des avoirs bancaires (puisque la limite des 100.000 EUR n'existe que dans les tetes ahuries): Dans sa dernière video, Conrebbi recommande de fermer un maximum de ses comptes bancaires, parce qu'il se pourrait très bien qu'ils soient mis à découvert par les banksters. Une espèce d'emprunt forcé quoi. Oui ils en sont capables, et il n'y a vraiment pas de limite!

"L'euro, c'est Versailles sans la guerre" (Mitterrand)

 

source : mahamudras.blogspot

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ACTION FRANCAISE

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la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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