Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:24

 

Olivier Perceval - Secrétaire général de l’Action Française.
Printemps Français

Après des manifestations massives ignorées, après une pétition d’envergure historique jugée irrecevable, après le mépris affiché des élus et des représentants du gouvernement, le pouvoir, décidément autiste, confirme sa volonté de passer en force en utilisant fonctionnaires, préfets, magistrats, policiers, zélateurs de « l’ordre nouveau ».

Malgré les réserves du Conseil d’État, malgré les avertissements de l’Académie des sciences morales et politiques, malgré les recommandations des experts, des juristes, des scientifiques, des religieux, le gouvernement reste sourd à la clameur du pays réel.

 

L’élargissement du qualificatif homophobe à tous ceux (y compris homosexuels) qui émettent la moindre réserve sur le projet de loi n’est que l’expression d’un « totalitarisme » qui s’installe tranquillement dans le pays, avec la complicité active d’une grande partie de la presse. Songeons quand même que seule « LGBT », qui ne représente à peu près rien, a eu droit aux plateaux télé, sans qu’aucun organisateur de la « Manif pour tous » ne soit sollicité le soir du 24 mars.

 

Se profile ainsi un bouleversement profond de notre société qui s’appuie sur la théorie du « genre » et sa négation de toute différence sexuelle : il n’y a plus d’hommes, plus de femmes, plus de filles, plus de garçons et toute contestation de cette définition sera taxée d’homophobie.

Tandis que le système policier resserre son étau, non pas sur les délinquants de « la France orange mécanique », mais sur les dangereux manifestants de dimanche, représentant la France honnie par les « élites » bobo, la crise continue à produire ses effets délétères : croissance zéro, chômage, pauvreté, récession, insécurité. Les Français vont-ils supporter encore longtemps cette absurdité alors que leur avenir social et économique est par ailleurs de plus en plus menacé ? Non, quelque chose de nouveau s’est produit le 24. Les Français « polis » ont envahi les Champs-Élysées, et les ont occupés plusieurs heures, malgré l’interdiction de la préfecture et les charges de police. Cette foule échappait même au contrôle du collectif « Manif pour tous ».

Les opposants à ce régime entament un véritable bras de fer contre un pouvoir de plus en plus illégitime. C’est le signe que la France profonde est déterminée à se faire entendre : la naissance d’un « Printemps français » ?

Olivier Perceval, le 26 mars 2013
source : boulevardvoltaire.fr

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Presentation

  • : Le blog d'action francaise-reims
  • Le blog d'action francaise-reims
  • : Le blog d'Action Française - Reims. Articles de l'AF et des restes du monde...
  • Contact

AF REIMS - Cité des Sacres

femme-af.jpg

ACTION FRANCAISE

Etudiants-royalistes-rejoins-l-AF.jpg

la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

Torlak-1.jpg