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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:36

arton5439.jpgDieu a voulu dans son infinie sagesse fixer sur terre le cœur de l’Eglise en un lieu particulier, Rome, là où Saint Pierre est venu mourir après avoir prêché l’Evangile aux maîtres du monde civilisé. Construite sur la tombe de Saint Pierre récemment retrouvée sous la chaire de Pierre lors des fouilles ordonnées par le pape Pie XII,...

... la basilique Saint-Pierre et le Vatican se trouvent bien appuyés sur le roc de cet acte fondateur de l’Eglise par son premier Pape, son sacrifice même. Cet ancrage dans un lieu où réside le souverain pontife assure un repère commun facteur d’unité, et garant de la transmission de la Foi.

Nous aussi français possédons un tel lieu appartenant au patrimoine commun, où tous peuvent se retrouver. Mis à jour lors des fouilles réalisées à l’occasion du 15e centenaire du baptême de Clovis, le baptistère de Reims situé sous le côté gauche de la cathédrale, témoigne de l’origine de notre pays qui se confond avec le baptême ainsi que le sacre de son premier roi. Pendant des siècles, cette ville a accueilli la foule acclamant le dauphin venu y recevoir sa légitimité.

Retourner à Reims est aujourd’hui un acte de foi dans notre pays si défiguré par les français capables du meilleur comme du pire, l’actualité le prouve amplement. C’est un acte qui appelle à la réconciliation de tous les Français, au-delà des partis, pour en finir avec cette tragique rupture d’une France née en 1789. C’est enfin un acte d’espérance dans l’avenir de notre pays, et de sa mission à remplir parmi les nations.

 

L’association Pèlerinage Saint-Rémi et la Sainte Croix de Riaumont ont conduit le 15 août 1996 des milliers de personnes vers Reims, remplissant la cathédrale pour célébrer le 1500ème anniversaire du baptême de Clovis. En 2012 nous avons repris ce chemin. Nous aurons cette année une veillée scoute le samedi soir dans la montagne de Reims, et une marche vers Reims le dimanche 28 au matin qui se terminera par une grand-messe pour la France dans la Basilique Saint-Rémi. Il n’y aura pas de renaissance française sans un retour à ses origines.

Pascal Théry

En 497 Saint Avit de Vienne écrivait ces fermes paroles à Clovis pour confirmer l’oeuvre sacrée et prothétique accomplie par Saint Rémi : « Il convenait que l’eau baptismale vous enfantât pour le salut à l’heure même ou le Sauveur du Ciel voulut naître pour la rédemption du monde. Donc, le Noël du Seigneur est aussi le Noël des Francs ; vous êtes né au Christ le jour où le Christ est né pour vous. En ce jour, vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie au bonheur des hommes, votre gloire à la postérité… » Première nation née à la grâce, la France accomplissait pendant des siècles une oeuvre admirable de défense de la Vérité, de propagation de la Foi et de protection de l’Eglise. C’est aujourd’hui notre mission à tous. C’est ce que nous voulons rappeler en cette année de la Foi, par cette marche vers la source même où jaillit la grâce, le baptistère de Reims. C’est en particulier la mission confiée au scoutisme par ses fondateurs : « Pour que la France de Clovis, de Jehanne d’Arc… continue son rayonnement dans le monde et renoue ses traditions puisées au Baptistère de Reims ! » (Chanoine Cornette)

 

ARRIVEE SNCF : nous demander pour une prise en charge des pèlerins en gare de Reims, TGV Champagne-Ardennes ou Epernay
- BIVOUAC : couchage en tente personnelle sur le lieu de la veillée, prévoyez d’arriver à l’avance pour l’installation de vos tentes
- TRANSPORT DES SACS ET DES VEHICULES : le dimanche matin les sacs sont remontés vers la basilique Saint-Rémi, les véhicules sont conduits en colonne et les conducteurs remis ensuite sur la marche
- MARCHE VERS REIMS : prendre dans une musette les affaires pour la journée ; des véhicules sont prévus aux pauses pour les pèlerins qui doivent arrêter
- REPAS : le Pèlerinage Saint-Rémi fournit le petit-déjeuner le matin et de l’eau aux pauses.
- MARCHE POUR TOUS : à partir de la halte du midi à Sillery, la marche suit une piste goudronnée accessible aux poussettes
- RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS : Association Pèlerinage Saint-Rémi (loi 1901, fondée en 1992)
- Pascal Théry – 22, rue Jules Lardière - 80 000 Amiens Tél : 06.22.14.52.57 E-mail : pascalthery@sfr.fr

- M / Mme / Melle : ………………………………………………………………………
- Adresse : ……………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………
- Tel : ……….………………… E-mail : ……………………………………………….

□ S’inscrit au pèlerinage, règlement ci-joint 15E par personne, 30E pour une famille Nombre de personnes : ……………… □ Adhère à l’Association Pèlerinage Saint-Rémi (cotisation 2013 : 15E) □ Fait un don à l’Association : …………….

 

ESPRIT DE LA MARCHE Le Pèlerinage Saint-Rémi est ouvert à tous, il se déroule dans un esprit scout. La marche se fait en chapitre. L’encadrement spirituel est assuré par la Sainte-Croix de Riaumont. La logistique est assurée par des Routiers. La veillée et le bivouac ont lieu sur le très beau site de la Ferme de Vertuelle, dans la montagne de Reims (à 20 km au sud de Reims). Se rendre à Louvois, puis faire 2km dans la direction de Verzy. Ferme de Vertuelle Reims Châlons Epernay V erzy Louvois

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ACTION FRANCAISE

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la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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