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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:32

"Je suis la personne arrêtée sur cette vidéo. Alors que nous chantions de façon bon enfant et amusant en entourant les policiers qui pour une raison inconnue ont bloqués la rue pour on ne sait quelle raison, le policier à brandit sa matraque dans ma direction m'a violemment frappé le coup. Ce premier coup m'a fait faire un 180°C. Puis le policier m'a frappé le dos avec sa matraque. Sous l'effet de ce deuxième coup de matraque purement gratuit, mes jambes se sont dérobées et je suis tombé par terre. Les policiers m'ont alors foncé dessus pour me cogner, je n'ai pu qu'attraper des jambes (qui par la suite se sont avérées être celles d'un des policier qui tomba lui aussi) pour me protéger.Les coups violents m'ont fait perdre connaissance pendant de longues minutes dont je n'ai aucun souvenir. Je me suis ensuite réveillé sous les claques très fortes des CRS qui tentaient de me réveiller pendant qu'un autre m'enlevait les menottes. Certains d'entre eux m'insultaient et m'accusaient de simuler. Les policiers m'ont ensuite relevés en me demandant le jour de la semaine, mon nom et prénom et l'heure qu'il était. Je n'arrivai pas à répondre, mon dos me faisant terriblement souffrir. Les policiers ont décidés de me relâcher. Je pense pour ma part qu'ils ont vraiment eu peur que leurs coups m'aient vraiment amochés. L'un d'entre eux a annulé l'intervention des pompiers lorsqu'il a vu que je reprenais mes esprits.

Je pensais que notre intention visible de ne pas chercher la bagarre dans une ambiance sympathique et familiale nous permettrait d'éviter ce genre de violence gratuite et incompréhensible. Je pensais que la police était là pour nous protéger des FEMEN ou des contres-manifestations ou autres mouvements hostiles à nos revendications légitimes. Je pensais que les CRS et gendarmes étaient formés à garder leur calme dans ce genre de manifestation. Je pensais que le gouvernement était ouvert au dialogue, intelligent et attentif aux revendications de son peuple. Visiblement je me suis trompé et mon dos et mon épaule me le rappelle tous les jours. Le gouvernement pratique la violence et la mise à l'écart des mouvements contestataires et pendant que des trains se font attaquer par des groupes de "jeunes", que des syndicalistes ne sont pas inquiétés de leurs actions révolutionnnaires, que des zones de non droit apparaissent partout sur le territoire, que le chômage grandit et que la situation économique est catastrophique, pendant tout ce temps là, la gouvernement s'interroge à comment étouffer ses opposants au mariage pour tous. Le peuple de France n'est pas bête et le vrai visage de l'état-police est apparu ce dimanche 24 Mars 2013. Méfiez-vous monsieur le président, à trop délaisser les vraies questions économiques et sociales au profit de lois révolutionnaires et destructrices, vous ne faites que renforcer le peuple de France dans son devoir de sauvegarde du pays. Un peuple peut accepter beaucoup de chose, mais lorsqu'il décide de prendre son destin en main il est prêt à utiliser ses poings.

Un père de famille dégoutté de cette nouvelle forme de dictature douce. Mr le président, nos revendications sont les suivantes : - Du travail pour tous - De l'espoir pour tous - et en aucun cas un mariage bidon pour une communauté dite LGBT Mr le président, écoutez nos revendications ... elles pourraient vous permettre de garder la tête haute mais elle pourrait vous apporter la mort politique."

 

 

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ACTION FRANCAISE

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la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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