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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:37

vatican_benoit16.jpgArticle assez particulier, pour celles et ceux que ce sujet captive.

 

 (Ici une version vidéo de l’article: http://www.gloria.tv/?media=412713)

La renonciation du pape a été pour moi, comme pour beaucoup de catholiques, un choc terrible. J’ai cherché à comprendre, je me suis renseigné sur les précédents historiques, j’ai retourné dans ma tête le pour le contre, j’ai tenté de faire une pesée objective des actes de Benoît XVI, j’ai tenté d’y voir clair dans les pressions qu’il aurait subies. Mais même si je parvenais parfois à me rassurer en me souvenant de ce que je devais à Benoît XVI, la colère et le désarroi étaient toujours là, plus forts, amplifiés par les applaudissements venus du monde qui accueillaient son geste. Non ! Décidément cette renonciation ne passait pas. Impossible qu’un pape s’en retourne à ses lectures après avoir été désigné par l’Esprit Saint comme successeur de saint Pierre, lequel déjà avait voulu prendre la tangente avant d’être renvoyé au martyre par le Christ lui-même.  Tout en moi se dressait contre cette décision du pape. Il est vieux certes, mal entouré, peut-être. Et alors ? Toujours le saint Esprit et la sainte Vierge lui auraient porté assistance pour l’aider à mener à bien sa tâche. Et existent-t-ils de meilleurs auxiliaires ? C’est alors qu’après avoir prié la sainte Vierge pour me permettre d’y voir plus clair, pour m’aider à garder le bon cap dans le tourbillon de folies actuelles qui nous emporte, s’est à nouveau présenté à moi avec force le message de Fatima. J’ai lu de nombreux livres par le passé sur la question et soudainement tous me sont revenus en mémoire et tout était éclairé par cette renonciation du pape.

Benoît XVI n’a pas dit la vérité sur la troisième partie du secret de Fatima.  Et par les mensonges qu’il a couverts à ce sujet, du temps où il était préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, il porte selon moi une grande responsabilité dans l’errance de l’humanité. Je ne crois pas plus aux raisons qu’il a invoquées pour sa démission qu’à ses explications sur le troisième secret de Fatima. La chose est extrêmement douloureuse pour moi à dire. Car j’ai profondément aimé Benoît XVI au début de son pontificat. Mais désormais je constate essentiellement que toute son œuvre accompagne la crise affreuse du catholicisme. Cette renonciation marque à ce jour le point culminant de cette crise, elle en est son aboutissement. Ensuite viendront malheureusement les tribulations, car les catholiques ont été tenus dans l’ignorance de la troisième partie du secret de Fatima, ils ont été privés, par leurs chefs, de la possibilité du sursaut auquel la Vierge les appelait.

 Historique

Je ne vais pas reprendre en détail toute l’histoire des apparitions de le Vierge à Fatima. Il s’agit juste pour moi de rappeler ici quelques dates. Les 3 secrets ont été révélés le 13 juillet 1917. Ce n’est qu’à partir de 1925, mais surtout de décembre 1927 – quand La sainte Vierge lui demanda dans une nouvelle apparition de parler de la dévotion à son cœur Immaculée -que Sœur Lucie commença publiquement à faire état du contenu des deux premiers secrets ( vision de l’enfer, cœur Immaculée de Marie et salut des Nations). Le 13 juin 1929, à Tuy, Notre Dame fit savoir à Lucie qu’il était temps que le pape sache qu’il devait consacrer la Sainte Russie à son Cœur Immaculé. Le pape en eut connaissance avant juillet 1931 ( sœur Lucie reçoit l’ordre de Notre Dame d’envoyer directement la demande au pape en mai 1930) puisqu’en août 1931, à Rianjo,  la sainte Vierge expliquait à sœur Lucie « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande… !Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise. Le Saint Père aura beaucoup à souffrir. »

Enfin sœur Lucie reçoit l’ordre de rédiger la troisième partie du secret à la mi-octobre 1943 de Mgr da Silva. D’ordinaire le Ciel confirmait les ordres qu’elle recevait de ses supérieurs. Mais rien ne vint. Elle s’efforça de satisfaire à la demande de son évêque mais elle était incapable de rédiger cette troisième partie, en proie à de grands tourments. Le père Alonso confia qu’avant d’avoir reçu l’ordre de son évêque sœur Lucie lui avait dit « Il me semble que l’écrire, c’est déjà en quelque façon le révéler et je n’ai pas encore l’autorisation de Notre Seigneur pour cela ».  Elle confia à Mgr y Garcia l’impossibilité dans laquelle elle était d’écrire ce que Mgr da Silva lui avait ordonné. Elle lui expliqua que « plusieurs fois, elle avait voulu obéir, qu’elle s’était assise pour écrire, sans pouvoir le faire » et que «  ce phénomène n’était pas dû à des causes naturelles »(Alonso,p.29, Toute la Vérité sur Fatima). Mais en janvier 1944 la sainte Vierge lui confirme qu’il est bien temps pour elle de rédiger la troisième partie du secret.

Le secret fut remis à Mgr da Silva le 17 juin 1944. Mais celui-ci refusa de lire le secret, il le plaça dans une enveloppe plus grande, sur laquelle il nota «  cette enveloppe, avec son contenu, sera remise à son Éminene, le cardinal Don Manuel, patriarche de Lisbonne, après ma mort. »

Le cardinal Ottaviani ( pro-préfet du Saint Office) confirmera le 11 février 1976 « L’enveloppe qui contenait le secret de Fatima fut reçue fermée par l’évêque de Leira ; et bien que Lucie eût dit qu’il pouvait le lire, celui-ci s’y refusa voulant respecter le secret et par déférence pour le Saint-Père. »

Lucie précisa toujours cependant que le message devait être lu au monde en 1960. Je ne citerai qu’un seul témoignage au sujet de cette date. Le 15 octobre 1950, le chanoine Berthas eut un entretien avec sœur Lucie et Mgr Breynat. Voici ce qu’il rapporte « Quand est-ce que le troisième élément du secret nous sera dévoilé ? Déjà en 1946, à cette question, Lucie et Monseigneur l’évêque de Leira me répondirent uniformément, sans hésitation et sans commentaire : « En 1960 ». Et lorsque je poussais l’audace jusqu’à demander pourquoi il fallait attendre jusque-là, j’obtins pour toute réponse de l’un comme de l’autre : « parce que la sainte Vierge le veut ainsi »(Barthas, cité par le père Alonso op cit) Le moine le confirmera dans son propre livre, De la grotte au chêne-vert « On sait qu’il reste un élément encore réservé, dont il est inutile d’essayer de connaître le contenu. D’ailleurs, il sera bientôt connu, puisque Lucie affirme que Notre Dame veut qu’il puisse être publié à partir de 1960 »

La lettre contenant le secret fut enfin remise au pape à la fin du règne de Pie XII, via Monseigneur Venoncio qui la confia au nonce apostolique. Au passage Mgr Venancio chercha à voir ce que l’enveloppe contenait en l’exposant à la lumière. Le frère Michel de la sainte Trinité est allé vérifier auprès de Mgr Venancio «  Monseigneur Venancio raconte qu’une fois seul chez lui, il prit la grande enveloppe du secret et qu’il essaya de voir, par transparence, quel en était le contenu. Dans la grande enveloppe de l’évêque, il discerna une enveloppe plus petite, celle de Lucie, et à l’intérieur une feuille ordinaire, avec trois quarts de centimètre de marge de chaque côté. Il prit soin de noter la taille de tout cela. L’ultime secret de Fatima est donc écrit sur une feuille de papier. »

 

Indices connus sur le contenu de la troisième partie

Venons-en maintenant aux indices qui nous ont été fournis sur le contenu de la troisième partie du secret qui a été lu par les papes et certains membres de leur entourage immédiat depuis Pie XII.

Commençons pas ce que sœur Lucie en a dit elle-même . Dans un entretien donné au Père Fuentès en 1957, elle fit  des révélations importantes et mettait en cause la hiérarchie. Elle situait notre époque dans celle du grand combat apocalyptique entre la Vierge et le démon «  La très sainte Vierge, m’a fait comprendre que nous sommes dans les derniers temps du monde. » déclara-t-elle.  « Elle m’a dit , ajoute sœur Lucie, que le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge , et une bataille décisive est une bataille finale où l’on saura de quel côté est la victoire, de quel côté est la défaite. Aussi, dès à présent, ou nous sommes à Dieu ou nous sommes au démon ; il n’y a pas de moyen terme. » Dans ce combat ultime, le démon a concentré ses efforts sur les pasteurs : « le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et comme il sait ce qui offense le plus Dieu et qui en peu de temps lui fera gagner le plus grand nombre d’âmes, il fait tout pour gagner les âmes consacrées à Dieu, car de cette manière il laisse le champ des âmes désemparé, et ainsi il s’en emparera plus facilement. » Ce qui doit particulièrement retenir notre attention, c’est que dans ce combat sœur Lucie n’a pas exhorté les catholiques à suivre leur hiérarchie, pire, elle a précisé que Rome elle-même resterait muette : «  N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du St Père pour le monde entier ; n’attendons pas non plus qu’il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congrégations religieuses. » Sœur Lucie donne l’impression de s’adresser à un troupeau livré à lui-même, c’est à chacun de nous d’endurer solitairement ces temps d’épreuve « Maintenant il faut que chacun de nous commence lui-même sa propre réforme spirituelle. Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. »

Peu après ces révélations, sœur Lucie fut sommée de se rétracter par l’évêque de Coïmbre. Depuis lors elle fut tenue au silence. Seule sa correspondance portant sur la défense du chapelet fut encore publiée. Or dans celle-ci, ces thèmes apocalyptiques et sa mise en cause des autorités y figurent également « Il est douloureux de voir une si grande désorientation et en tant de personnes qui occupent des places de responsabilité !… C’est que le démon a réussi à infiltrer le mal sous couvert de bien et les aveugles se mettent à en guider d’autres, comme nous le dit le Seigneur dans son Evangile, et les âmes se laissent tromper ..et le pire est qu’il( le démon) a réussi à induire en erreur et à tromper des âmes ayant une lourde responsabilité par la place qu’elles occupent !…ce sont des aveugles qui guident d’autres aveugles » peut-on notamment y lire.  Pour Soeur Lucie le mal ne concerne pas que le monde « plongé dans les ténèbres de l’erreur, de l’immoralité et de l’orgueil », mais il a pris racine également  dans l’Eglise où le démon à ses « sectateurs » et ses « partisans ». Elle parle de « fausses doctrines », de « désorientation diabolique », « d’aveuglement » chez ceux qui sont chargés de guider les  âmes, elle  regrette que tant de Pasteurs « se laissent dominer par la vague diabolique qui envahit le monde » et soient autant « d’aveugles et conduisant des aveugles ».

En 1963, le cardinal Ottaviani brisa le silence indirectement. La revue allemande Neues Europa venait de publier un rapport qui prétendait que le 3e secret affirmait «  le cardinal s’opposera au cardinal, l’évêque à l’évêque.»  Or d’après le père Gruner,  Mgr Balducci lui aurait dit que le cardinal Ottaviani, à qui on demandait s’il était opportun de publier le rapport de Neues Europa, aurait répondu «  publiez 10000 copies ! publiez 20000 copies ! publiez 30000 copies!» Indiquant par-là que le 3e secret concerne l’Eglise.

Jean Paul II à Fulda, en Allemagne, dans le magazine  Stimme des Glaubens(octobre 1981) répondit aussi à des questions sur le 3e secret.  «  Etant donné la gravité de son contenu, mes prédécesseurs dans la chaire de saint Pierre ont choisie, par diplomatie, d’en reporter la publication afin de ne pas encourager la puissance mondiale communiste à prendre certaines mesures. D’autre part, il devrait suffire à tout chrétien de savoir ceci : lorsqu’il est écrit dans un message que les océans envahiront de vastes régions du globe et que, d’un instant  à l’autre, des millions de personnes périront, la publication d’un tel message ne devient plus tellement souhaitable…Nous devons nous préparer à subir avant longtemps de grandes épreuves qui exigeront de nous le sacrifice même de notre vie, et notre consécration entière au Christ et pour le Christ. Il est possible , par vos prières et les miennes, d’atténuer ces tribulations, mais il n’est plus possible de les éviter, car c’est l’unique moyen de renouveler l’Eglise. Combien de fois l’Eglise n’a-t-elle pas été renouvelée dans le sang ! Cette fois encore, il n’en sera pas autrement. Nous devons être forts et bien préparés en faisant confiance au Christ et à sa Mère, et être très assidus à prier le Rosaire »

En 1982, Jean Paul II expliqua encore après un entretien avec sœur Lucie en mai 1982 qu’il «  n’était ni nécessaire ni prudent maintenant de le (le secret) révéler, car le monde ne pourrait pas le comprendre »

Le cardinal Ratzinger leva aussi une partie du voile le 11 novembre 1984 dans un entretien qu’il accorda  Victorrio Messori pour la revue Jésus. Il reconnut avoir lu le secret et qu’il se référait aux « dangers qui menacent la foi et la vie du chrétien et donc (la vie) du monde » puis il développe plus loin : «  les choses contenues dans ce troisième secret correspondent à ce qu’annonce l’Ecriture et sont répétées maintes fois dans beaucoup d’autres apparitions mariales, à commencer par celles mêmes de Fatima, dans ce qu’on en connaît. » Or un livre fut tiré de cet entretien où à cet endroit précis le texte fut remanié. Ces deux passages furent tout simplement supprimés.

En 1996 Ratzinger prit même le contre-pied de ses déclarations de 1984 : « J’en ai assez de parler de cela. Le message transmis par sœur Lucie et non encore révélé ne concerne ni l’histoire du monde en général, ni des faits individuels en particulier. Notre Dame n’entre pas dans des détails sur le futur. Le secret ne contient rien de nouveau, il ne prédit aucune catastrophe, rien d’apocalyptique et rien d’essentiel pour la foi. Notre Dame ouvre simplement un chemin, et ce chemin conduit à la conversion et à la foi. En un certain sens, le concile Vatican II était la réalisation de la Vierge et, en le convoquant , le pape Jean XXIII fit le principal en réponse au message de la Vierge »( 13 octobre 1996, devant 600000 à 800000 pèlerins à Fatima)

Or Jean XXIII, quand il prit connaissance du secret, affirma que  «  cela ne concerne pas les années de mon pontificat »( Le P.Alonso dans la Vérité sur le secret de Fatima et Martin Malachi). Dans son discours d’ouverture du concile il s’en prit aux prophètes de malheur, désignant là les pastoureaux de Fatima selon Martin Malachi. Et Jean Paul II parla  bel et bien à Fulda de « la gravité de son contenu ».

Le cardinal Oddi confiera lui : « Il (la 3e partie) n’a rien à voir avec Gorbatchev. La sainte Vierge nous alertait contre l’apostasie de l’Eglise. »( Il Sabato du 17 mars 1990). Il précisa également dans un mensuel italien Trenta Giorni «  A mon sens, le secret de Fatima cache une prophétie triste pour l’Eglise. Pour cette raison, Jean XXIII ne l’a pas divulgué. Paul VI et Jean Paul II ont suivi cette même voie. Selon moi, les prophéties indiquaient plus ou moins qu’en 1960 le pape aurait convoqué un concile et que, contre toutes attentes, ce concile aurait indirectement créé beaucoup de difficultés à l’Eglise »

Dans une communication personnelle au professeur Baumgartner de Salzburg, le cardinal Ciappi, théologien de la maison pontificale de 55 à 96 et théologien personnel de Jean Paul II déclara :  «  dans le 3e secret , il est prédit, entre autres choses, que la grande apostasie dans l’Eglise commencera au sommet. »( cité, par le Père Gérard Murra dans la revue Catholic)

Le Père Martin Malachi ,  un jésuite assyriologue et linguiste, collaborateur direct de Jean XXIIII et Paul VI, en charge de missions diplomatiques expliqua dans un entretien avec le journaliste Art Bell en 1997 avoir pris connaissance du 3e secret par le biais du cardinal Béa. «  L’enveloppe a été ouverte par Jean XXIII en février 1960 et il a commencé par dire «  ce n’est pas vrai, ce n’est pas sérieux » mais à l’époque les enfants ne savaient même pas de quoi ils parlaient. Et Lucia encore moins puisque, quand elle a reçu ce message de la Vierge elle avait 10 ans, ne savait ni lire, ni écrire. Elle non plus ne savait pas de quoi il parlait. Le 11 octobre 1962, dans son discours d’ouverture du concile de Vatican II le pape Jean XIII s’est donc référé avec mépris aux 3 enfants de Fatima en disant «  les prophètes du malheur. Mais aujourd’hui , nous n’avons aucun rapport avec ces prophètes du malheur, parce que nous sommes dans une autre époque. »

Le secret officiel

Tout d’abord le cardinal Sodano expliqua que la vision « concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l’Eglise et contre les chrétiens ». Or rien dans la vision ne la relie explicitement aux systèmes athées. La Sainte Vierge a parlé des « erreurs de la Russie ». Ce n’est pas du tout la même chose. Le cardinal met ensuite le secret officiel directement en lien avec la tentative d’assassinat contre Jean Paul II. Or pour ce faire il doit déformer le contenu du secret officiel en écrivant «  Lui aussi( Jean Paul II) tombe comme mort sous les coups d’une arme à feu ». Mais le secret officiel parle de soldats qui tirent avec une arme à feu et des flèches. Peut-être que dans l’esprit du faussaire ces flèches pouvaient être facilement imputables à l’imaginaire d’un enfant. Comment, d’ailleurs, sur la base du secret officiel peut-on aussi formellement dire qu’il désigne Jean Paul II puisque Jean Paul II n’a pas été agressé par un groupe, qu’il n’a pas dû marcher sur des cadavres , qu’il n’était pas entouré par des prêtres et des évêques morts dont parlent le secret officiel ? D’ailleurs Marco Politi, co-auteur d’une biographie sur Jean paul II n’a pas hésité à écrire «  La vision du pape tué par des soldats avec des armes et des flèches n’a rien à vous avec la tentative d’assassinat de 1981 »

Dans le rapport que Monseigneur Bertone fit de sa rencontre avec sœur Lucie ( dont il s’est bien gardé de faire le moindre enregistrement, comme il le précise) il écrit «  Elle réaffirme sa conviction que la vision de Fatima concerne avant tout la lutte du communisme athée contre l’Eglise et les chrétiens » Or jamais sœur Lucie ne parla du communisme. Dire qu’elle « réaffirme » est donc impropre, destiné à créer une conformité avec le communiqué du cardinal Sodano.  Par ailleurs le cardinal Bertone fait dire à sœur Lucie que l’interprétation de la vision revient au pape exclusivement. Or sa correspondance prouve qu’elle a toute sa vie précisé le sens du message ( comme en témoigne d’ailleurs son entretien au père Fuentès déjà évoqué). Et de plus, le fait de lui faire dire qu’elle réaffirme que la vision de Fatima concerne essentiellement le communisme est déjà une interprétation. L’incohérence est totale. Ajoutons que la vision de l’enfer n’avait pas besoin d’explication, ni la vision trinitaire de Tuy. Pourquoi seule vision du secret officiel aurait eu besoin d’une interprétation alors que sœur Lucie a dit qu’elle pouvait être lue au monde en 1960, précisant que les événements de l’époque la rendraient parfaitement compréhensible?

Le Cardinal Bertone déforme également le secret officiel lui-même, comme le cadrinal Sodano, en omettant l’évocation des flèches. Le cardinal Bertone explique ensuite que Sœur Lucie a, de son propre aveu, immédiatement relié la tentative d’assassinat au 3e secret. Mais pourquoi avoir alors attendu 19 ans ? Il aurait été bien plus édifiant de la dire lors des pèlerinages de Jean Paul II à Fatima en 1982 et 1991. Et pourquoi Jean Paul II aurait confié à sœur Lucie en 1982 qu’ « il n’était ni nécessaire ni prudent maintenant de le révéler ( le secret) car le monde ne pourrait pas le comprendre » ?

Le Cardinal Bertone fait ensuite dire à sœur Lucie que la date de 1960 est le fruit de sa propre interprétation. Or elle a toujours soutenu  que la date lui venait de la Vierge ( voir plus haut). Elle aurait donc menti pendant des années ? Et si elle avait décidé de cette date comment aurait-elle pu dire au cardinal Ottaviani qu’à partir de 1960 le message apparaîtra plus clair ? De plus, si la troisième partie concernait bien Jean Paul II, sœur Lucie se serait trompée en disant qu’en 1960 le secret serait plus aisé à comprendre. Tout cela n’a aucun sens.  

Penchons-nous maintenant sur le dossier présenté par le cardinal Bertone. Au-delà des déclarations grandiloquentes  et creuses(*)le rapport contient toutes sortes d’erreurs et d’approximations,

D’abord les approximations :

Le cardinal commence par  expliquer que concernant le secret il n’existe qu’ « un seul manuscrit, qui est ici reproduit photographiquement ». Or sœur Lucie a remis une lettre et ses cahiers personnels à l’évêque de Gurza.  Par ailleurs pour ce qui touche aux deux premiers points du secret( vision de l’enfer, consécration de la Russie), le cardinal Bertone dit avoir retenu le troisième mémoire (31 août 1941). Or le quatrième est plus récent et comporte de nombreux éléments complémentaire. Le troisième mémoire ne contient notamment pas la célèbre phrase « Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi etc…», même si cette phrase est présente en note complémentaire dans la présentation que le cardinal fait du troisième mémoire. Par contre ne se trouve pas un autre élément éminemment important (on le verra plus tard), la phrase de la Vierge  « Ceci ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire »  placée juste après le « le etc…« . L’emploi du troisième mémoire moins récent et lacunaire n’est pas conforme aux usages en matière d’histoire. Pour toute justification le cardinal Bertone dit que le quatrième mémoire sœur Lucie n’aurait ajouté que quelques annotations. Ce qui signifie donc que la phrase sur le Portugal ne fait pas partie du secret. Mais le cardinal Bertone répondra à un journaliste, qui l’interrogeait sur cette phrase, de façon assez évasive, disant qu’elle lui semblait appartenir au deuxième secret. Il ne la considéra plus ce jour-là comme une annotation. De plus il n’y a aucun lien logique entre cette phrase et le deuxième secret.  Et rien dans la structure rédactionnelle du passage ne permet de dire qu’il s’agit d’une annotation, pas de parenthèse ou de retour à la ligne. Si elle avait été une annotation, sœur Lucie l’aurait précisée, sans quoi il aurait été impossible de la distinguer de la phrase concernant François. Enfin, sœur Lucie a toujours dit avoir réécrit le secret mot à mot. Elle le confia au père Jongen et au père Castelbranco. Il est donc impossible qu’elle ait introduit une annotation sans le préciser entre deux phrases du secret.

Enfin le cardinal produit une lettre qu’il attribue à sœur Lucie et qui confirme que la consécration faite par Jean Paul II en 1984 satisfaisait les demandes de Notre Dame. Or jusqu’en 1989 sœur Lucie avait expliqué le contraire, notamment parce que cette consécration ne parlait pas même de la Russie et ne comportait pas un acte de réparation. En 1984 sœur Lucie déclara «  Cette consécration ne peut avoir un caractère décisif, car la Russie n’y apparaît pas comme le seul objet de la consécration ». En 1987 elle écrivit à son cousin que la consécration n’avait pas été faite et dans  l’édition de ses mémoires ( y compris dans l’édition de 1988) il est écrit , en note, que la consécration n’était toujours pas faite. Par contre, dans la nouvelle édition de 1990 la même note soutient le contraire : la consécration aurait été faite, selon sœur Lucie, en 1984. Alors qu’en est–il de cette lettre dans laquelle sœur Lucie affirmerait que la consécration aurait bien été faite en 1984 et que brandit le cardinal Bertone ? Tout d’abord Bertone ne fait que citer un extrait de cette lettre, sans préciser qui en est le destinataire ( mais pourquoi diable avoir attendu plus de 10 ans ?). Notons que c’est également la seule référence du dossier à ne pas être présentée en fac-similé. Serait-ce parce qu’il s’agit d’une reprise de ces lettres inauthentiques attribués à sœur Lucie dans lesquelles elle reconnaîtrait la validité de l’acte de consécration? Plusieurs lettres inauthentiques ont en effet surgi dès 1989, notamment celle à Walter M.Noelker. Or celle-ci est un faux puisqu’elle prétend que

- Paul VI a consacré la Russie en 1967 lors de son pèlerinage à Fatima, alors qu’il n’en a rien été

- la consécration faite à la clôture du concile en 1964 n’était pas valide car les évêques ne pouvaient se trouver en un même lieu, alors que sœur Lucie a dit exactement le contraire en 1982

- que les autres consécrations avaient échoué car les évêques n’étaient pas associés, alors pour celle de 1942 sœur Lucie avait dit que ce qui faisait défaut c’était la mention de la Russie.

De plus on y trouve à 7 reprises la mention de « peuple de Dieu », une expression totalement étrangère à sœur Lucie. Enfin le texte est écrit au moyen d’un ordinateur alors que sœur Lucie ne savait pas s’en servir. Dans son livre qu’il consacra à sœur Lucie, le cardinal Bertone reconnaîtra d’ailleurs lui-même « Sœur Lucie n’a jamais travaillé avec un ordinateur, ni visité un site Internet. » Et cerise sur le gâteau chose unique dans toute la correspondance de sœur Lucie, elle ne contient aucune formule de politesse.

Pour confirmer sa thèse ( Sœur Lucie aurait reconnu la consécration de 1984) le cardinal Bertone cite encore une lettre attribuée à sœur Lucie qu’elle aurait écrite au pape en 1982. Mais le court extrait fac-similé produit présente une écriture qui ne ressemble en rien à l’écriture connue de sœur Lucie, le court extrait fac-similé ne correspond pas à la traduction produite dans le dossier du cardinal Bertone, une phrase ayant été supprimée : «  que vous désirez tant connaître ». Or en portugais le terme utilisé pour « vous » est anciais, deuxième personne du pluriel et non ancaia, formule de politesse. Ce qui atteste que cette lettre n’était pas destinée au pape.

Après les cardinaux Sodano et Bertone ce fut au tour du cardinal Ratzinger de s’exprimer dans un commentaire théologique du troisième secret.  Une première précision : le cardinal Ratziner ne se réfère qu’au père Dahnis, le plus farouche adversaire du message de Fatima qui l’attribuait à l’imagination des enfants. Contrairement aux experts de Fatima, comme le père Alonso, le chanoine Barthas, le chanoine Formigâo, jamais le père Dahnis ne s’est donné la peine de rencontrer sœur Lucie et n’a pas lu l’ensemble des documents sur Fatima. Mais c’est lui seul qui a les faveurs du cardinal. Tout le commentaire de Ratzinger insiste sur le caractère légendaire et imaginaire probable de nombreuses révélations privées, de manière à suggérer que le message de Fatima n’échappe pas à la règle.  Mais alors pourquoi donc le Vatican a-t-il attendu aussi longtemps pour se prononcer sur ce message et surtout pourquoi tenter de donner une interprétation à des représentations issues de l’imaginaire enfantin ? Car s’est bien à cela que s’emploie ensuite le cardinal.

Le commentaire de Ratzinger dénie ensuite le caractère prophétique du troisième secret : « L’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable. L’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation de l’avenir, auquel  rien ne pourrait changer. »

Or dans la deuxième partie du secret abondent bien les prophéties qui se sont confirmées : la danse du soleil, la mort rapide de Jacinthe et François, le nom du futur pape, la lueur dans le ciel avant le début de la seconde guerre mondiale, la Russie répandant ses erreurs…Il y a bien là anticipation des faits de l’avenir. Pourquoi la sainte Vierge ne pourrait-elle faire de même dans la troisième partie du secret?

Mais le plus fou , dans le commentaire de Ratzinger, c’est qu’il nie le caractère extérieur des visions et n’y voit qu’une perception intérieure des voyants. Ce caractère concerne bien l’ensemble des apparitions car il est écrit «  Dans les visions de Lourdes et Fatima, etc, il ne s’agit pas de la perception normale extérieure des sens : les images et les figures qui sont vues ne se trouvent pas extérieurement dans l’espace, comme s’y trouve par exemple un arbre ou une maison(…)Il s’agit donc de la catégorie intermédiaire, la perception intérieure, qui a certainement pour le voyant une force de présence, laquelle équivaut pour lui à la manifestation extérieure sensible… » La fin du commentaire va encore plus loin en disant «  la conclusion du secret rappelle des images que sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d’anciennes intuitions de foi ». La conclusion, c’est-à-dire les deux anges qui recueillent le sang des martyrs dans des arrosoirs, vient donc d’anciennes intuitions de la foi.

Ici le cardinal Ratzinger démontre tout simplement qu’il se moque de l’histoire de Fatima puisqu’y pullulent les phénomènes physiques ayant accompagné la venue de la Vierge observés par de nombreux témoins. Ils furent des milliers dès 3e apparition et plus de 70000 à la dernière. Et même lorsque les petits voyants furent emprisonnés par les autorités et ne purent se rendre au rendez-vous de Notre Dame, les témoins virent quelque chose. De plus les pastoureaux voyaient toujours la même chose et dans la même direction. Les personnes les plus proches des voyants entendaient un léger murmure. Sur le chêne-vert, où reposa Notre Dame, des témoins le virent ostensiblement ployer, un éclair et un coup de tonnerre ponctuaient les apparitions, la luminosité changeait, la température diminuait, le 13 septembre des flocons tombèrent, un globe lumineux se déplaça dans l’espace. Et enfin que dire du miracle du soleil qui eut des dizaines de milliers de témoins ? Même la presse maçonnique reconnut l’événement. Certes elle voulut lui donner une dimension naturelle, mais comment les trois pastoureaux ont-ils pu l’anticiper trois mois à l’avance ?

L’interprétation de la troisième partie fait ensuite d’abord dire au Cardinal Ratzinger qu’elle ne doit être comprise que comme une interprétation. Mais jamais sœur Lucie ne laissa entendre que la troisième partie serait difficile à interpréter, au contraire puisqu’elle a précisé qu’à partir de 1960 il serait « plus clair ». Et Jean XXIII dit immédiatement en le lisant «  ce n’est pas pour mon pontificat »

Pour le cardinal Ratzinger, les images du troisième secret officiel ne sont pas des prophéties mais des images symboliques. Or rien ne permet de rattacher la troisième partie du secret à une époque plus qu’à une autre. Le rattacher au XXe siècle ( Ratzinger dit que l’évêque en blanc représente les papes du XXe siècle) en soutenant qu’il concerne le passé est totalement gratuit.  Pourtant il y a une exception dans le caractère symbolique du troisième secret : le pape attaqué par une bande de soldats désigne clairement l’attentat du 13 juin 1981 selon lui.  Or 4 ans auparavant, devant un groupe de catholiques le cardinal Ratzinger avait déclarée «  le message transmis par Lucie(…) ne concerne ni l’histoire du monde en général, ni des faits individuels en particulier »

Dans sa conclusion il insiste encore pour rappeler que la vision se rattache au passé. Le cardinal Ratzinger est ainsi plus explicite que le cardinal Sodano. Tout ce qui reste de Fatima c’est un simple appel à la prière et à la conversion. Rien sur la nécessité des sacrifices pour les pécheurs, le nécessité de faire réparation, sur la dévotion au cœur Immaculée et sur la signification du « A la fin, mon cœur Immaculée triomphera ». Le but des apparitions n’est donc pas l’établissement de la dévotion au cœur immaculée de Marie et l’incitation de prier pour la conversion des pécheurs, mais uniquement de «  croître dans la foi, dans l’espérance et dans la charité ».

Reprise synthétique

Il saute aux yeux de tous que tous les indices qui ont filtré sur le contenu de la 3e partie du secret sont en porte-à-faux avec le secret officiel : puisque Jean Paul II en parla en termes apocalyptiques tout comme le cardinal Ratzinger, avant de se rétracter. Si la troisième partie correspond à ce que le Vatican a révélé, la date de 1960 est totalement incompréhensible. Or sœur Lucie n’a eu de cesse d’insister sur cette date.  Depuis 1942 on sait que la troisième partie du secret contient la phrase «  Au Portugal, le dogme de la foi sera conservé etc. » dont Sœur Lucie a dit «  en écrivant cette phrase j’ai en quelque sorte révélé le secret ». Or elle ne figure pas même dans le secret officiel. Le cardinal Ratzinger ( avant de remanier son interview en vue de sa publication sous forme de livre) a dit que la troisième partie parlait des menaces pour la foi, de même que le cardinal Ottaviani et les cardinaux Oddi et Ciappi et le père Malachi qui ont insisté sur la crise de l’Eglise qu’elle décrivait. 

Du secret officiel et de son interprétation se dégagent ensuite l’impression qu’on a voulu a tout prix le lier au pontificat de Jean Paul II. Tout le dossier présenté par le Vatican ressemble à une tentative de passage en force au mépris des évidences et de toute cohérence interne.  Selon l’adage « plus c’est gros plus sa passe » la Vatican a accumulé les approximations, les déformations,  a donné du crédit à des faux manifestes,  aucun des usages en matière de traitement de l’histoire n’ont  été respectés, enfin le Vatican n’a pas hésité à présenter sœur Lucie  pour une menteuse ou une dérangé ( au sujet de la date de 1960). Le cardinal Ratzinger a porté cet effort de détournement jusqu’au bout en osant prétendre que les apparitions étaient de caractère purement intérieur et en soutenant que le message ne contenait pas de prophétie, alors que Jean XXIII a clairement dit que cette troisième partie ne concernait pas son pontificat. De plus le commentaire du cardinal Ratzinger passe sous silence toute la dimension spirituelle du message concernant la dévotion au cœur Immaculée de Marie, la nécessité de prier pour les pécheurs.

Enfin le secret révélé est totalement invalidé par la phrase de la Vierge à sœur Lucie et Jacinthe « Ceci ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire ».  Or si la troisième partie du secret n’était qu’une vision, comme le soutient le Vatican, cette précision n’aurait eu aucun sens, puisque François pouvait voir mais n’entendait pas Notre Dame.

La réaction du Vatican à la mort de sœur Lucie est aussi très éloquente. Car le lendemain de la mort de sœur Lucie le quotidien italien Corriera della Serra annonce sous la plume de Vittorio Messori que le Cardinal Ratzinger « a immédiatement fait sceller sa petite cellule au Carmel de Coimbra » « La petite chambre sera passée au peigne fin par des envoyés du même cardinal ». Quel cadavre sœur Lucie cachait-elle dans ses placards pour justifier une telle mesure si Rome était  convaincue d’avoir tout dit? L’information sur la cellule scellée fut vérifiée par Antonio Socci. Enfin, le Père Joaquin Alonso, l’archiviste officiel de Fatima, qui a consacré  16 ans de sa vie à rédiger 24 tomes sur l’affaire, a reçu l’interdiction de publier ses travaux. Peu avant sa mort, il rédige tout de même un article dans lequel il écrit : « Une révélation du secret aurait conforté un traditionalisme qui se serait cru assisté par les prophéties de Fatima et le progressisme aurait hurlé contre les apparitions qui, d’une manière si scandaleuse, sembleraient freiner la marche en avant de l’Eglise conciliaire »

Le vrai secret

Quel est donc alors le vrai secret? Selon tous les indices déjà évoqués, le secret devait mettre en garde contre une déformation de la foi impulsée du sommet de l’Eglise et mettre en garde contre les châtiments que Dieu ferait s’abattre sur l’humanité si elle ne se ressaisissait  pas. Le père Malachi, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises, a insisté sur le caractère « atroce » du secret. A la fin de sa vie il se fit encore plus explicite « La Vierge dit dans le secret que peu importe ce qui se passera, il y aura des guerres, des maladies, que des nations entières disparaîtront, qu’il y aura trois jours de ténèbres, des épidémies qui effaceront en une seule nuit des pays entiers de la carte, et que des zones de la terre seront emportées par les eaux, les tornades et les tempêtes. »

Une autre façon de se convaincre que le secret est nécessairement en lien avec l’annonce de ces châtiments consiste à se rappeler ce que la Vierge a annoncé dans une autre apparition reconnue par l’Eglise. Celle d’Akita ou Notre Dame a confié sœur Sasagawa en 1973 « Le Père Eternel s’apprête à infliger un grand châtiment à toute l’humanité. »( 3 août 1973). Le 13 octobre elle précisera «  MA chère FILLE, écoute ce que j’ai à te dire. Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, le Père Eternel va infliger une terrible punition à toute l’humanité. Ce sera une punition plus grande que le Déluge, conne on n’en a encore jamais vue. Le feu tombera du ciel et détruira une grande partie de l’humanité, n’épargnant personne. Les survivants se trouveront si épouvantés qu’ils envieront les morts. »( 13 octobre 1973, date anniversaire du prodige du soleil à Fatima)

Dans le journal de la stigmatisée Teresa Musco, qui eut des apparitions de la Vierge, on peut lire : « le monde court vers une grande ruine…Le peuple se fourvoie de plus en plus…feu et fumée envelopperont le monde. L’eau des océans deviendra feu et vapeur. L’écume s’élèvera, couvrira l’Europe, et transformera tout en une lave de feu, et des millions d’hommes et d’enfants périront dans ce feu, et les rares qui en échapperont envieront ceux qui sont morts. Parce que, de quelque côté qu’ils regarderont, ils ne verront que sang, mort et ruines, dans le monde entier. »(Journal de Teresa Musco, la crucifiée de Caserte)

Saint Padre Pio reçut également de nombreuses révélations sur le châtiment accompagné de trois jours de ténèbres.

A Garabandal( 1961), la sainte Vierge a repris les mêmes mises en garde, annonçant un châtiment précédé d’un avertissement. « la portée du cataclysme dépendra de la réponse de l’humanité à Dieu après l’avertissement » a précisé la Vierge. Si « l’humanité ne s’amende pas » « les deux tiers de l’humanité périront ». La petite Conchita l’a décrit de cette façon : « A un moment, aucun moteur ou machine ne fonctionnera. Une terrible vague de chaleur touchera la terre et les gens commenceront à avoir une soif intense. Ils chercheront, désespéré de l’eau, mais elle s’évaporera à cause de la chaleur. Les gens auront tellement soif qu’ils chercheront à se tuer les uns les autres. Mais ils s’écrouleront sur le sol, sans forces ». Ce qui fit dire au père Martin Malachi «  comme le secret de Fatima n’a pas été révélé en 1960, la Vierge est apparue à Garabandal, pour le rendre public à sa façon(…) Vous savez, si le Vatican révélait le secret, les églises seraient immédiatement remplies de fidèles à genoux. »  Or de même que la troisième partie du secret a été falsifiée, les apparitions de Garabandal ne sont pas reconnues par l’Eglise

Conclusion

Vous aurez remarqué que je cite abondamment le Père Martin Malachi. Je pense que l’analogie n’a échappé à personne.  Saint Malachie et Martin Malachi sont Irlandais tous les deux, ils ont travaillé pour des papes, les deux sont connus pour leurs écrits sur les papes : l’un pour sa liste des papes, l’autre pour sa saga des papes. Je crois que toutes ces correspondances ne sont pas le fait du hasard. Demain commencera le conclave qui élira le dernier des papes figurant sur la liste de Saint Malachie et chargé, selon lui, à paître les brebis durant les tribulations. Or il ne pouvait y avoir de meilleurs présages annonçant ces tribulations à venir que la renonciation de Benoît XVI, dernier responsable encore en charge à avoir participé au sinistre concile Vatican II et qui, malgré plusieurs actes courageux, a participé activement à l’étouffement de l’authentique  troisième partie du secret de Fatima. Le fait que son pontificat se termine sur cette ultime trahison  célébrée par le monde résume tout. Nos derniers papes ont activement participé à la désinformation et la désorientation des fidèles. Ils ont refusé de satisfaire aux demandes de la Sainte Vierge, ils ont dénaturé en bien des points l’enseignement constant de l’Eglise et ont promu de facto un relativisme doctrinal qui a affadi la foi des catholiques et encouragé le monde à continuer sa marche forcée vers la mort. Depuis les années 60 « le monde » n’a eu de cesse tourner le dos au Christ, les pires ennemis de l’Eglise ont pris à tous les niveaux les commandes de nos sociétés ( politique, économique, médiatique). Les enfants ont été tués dans le ventre de leurs mères, abandonnés à la drogue et au rock’n roll satanique, confiés à des programmes éducatifs déstructurants, déchirés par la mise en charpie du mariage et livrés en pâture à la télévision et aux consoles de jeux. Tout cela prendra fin comme annoncé et, alors, la chrétienté refleurira, comme annoncé à la Salette, à Fatima et par saint Padre Pio:« Après ces châtiments, les Anges descendront du Ciel et répandront l’esprit de Paix sur la terre. Un sentiment de gratitude incommensurable prendra possession de tous ceux qui survivront à cette terrible épreuve. Il faut prier ! Dites pieusement le chapelet en commun si possible, ou seul, mais dites-le bien. L’Heure approche, priez sans relâche, vous ne serez pas déçus. »

 

 (*) Grandiloquentes :  « après les événements dramatiques et cruels du vingtième siècle, un des siècles les plus cruciaux de l’histoire de l’humanité, qui trouve son point culminant avec l’attentat sanglant envers « le doux Christ sur la terre ». Par rapports aux centaines de millions de morts du communisme, aux persécutions des juifs et au déluge de feu et de bombes qui s’est abattu sur les villes allemandes comme Dresde parler de point culminant pour qualifier l’attentat contre Jean Paul II es pour le moins disproportionné.

Creuses : lorsqu’il écrit que « rendre public le troisième secret conclut une période de l’histoire ». On ne voit pas une publication peut mettre un terme à une période de l’histoire.

Julien Gunzinger

 

source : eschaton.ch

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Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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