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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:06

Tribune libre de Pierre-François Ghisoni*

La gauche taularde ment... La gauche taularde ment totalementMadame Taubira, garde des Sceaux, s’apprête à ouvrir les portes de prisons. C’est là le point fondamental. Tout le reste n’est que poudre aux yeux : sa préoccupation présumée de la jeunesse, ses affirmations péremptoires sur les récidivistes fabriqués en prison, sur la non-exemplarité de l’emprisonnement, sur la participation des victimes à aider l’agresseur (un peu mise de côté ces temps-ci), ses peines alternatives, son rejet des peines « plancher », et autres babioles de type bracelet électronique jetable, travaux d’intérêt général en lieu et place de l’exécution de la peine, sans compter les remises de peine automatiques.

Tout est faux dans son discours de gauche :

Se préoccuper de la jeunesse, c’est lui montrer que le seul chemin vers la citoyenneté passe par l’éducation et le respect des lois fondamentales de la nation.

Moins la peine d’emprisonnement sera effectuée, plus la tentation de la récidive augmentera. Car chacun a tendance à ne pas changer un comportement gagnant.

L’emprisonnement n’est effectivement pas exemplaire pour les grands fauves : ceux-là méritent d’autres actions. Mais il reste exemplaire pour ceux qui sont dedans et souhaiteraient ne pas y revenir, ou qui sont dehors et en ont peur.

Les remises de peine automatiques ou fabriquées à partir de faux repentirs sont une prime au mensonge et au mépris… et donc à la récidive.

Toutes les solutions qui remplacent la privation de liberté – le premier risque du métier de malfrat – ne sont que défaitisme collaborationniste devant le crime.

La première vérité objective est le manque de place de prisons en France

Mais il est plus « payant » de se parer des plumes du paon, de jouer sur les bons sentiments, et de faire remplir le tonneau insatiable des Danaïdes gauchistes par ces cochons de payants que sont les citoyens honnêtes.

Il est vrai que ces derniers ne travaillent ni aux mêmes heures, ni pour les mêmes motifs que voleurs, dealers, « caillera », trafiquants en tout genre et à toute échelle, et autres adeptes de la « kalash », du cutter, de la caillasse, du « baston », voire du djihad plus ou moins affirmé.

Il est aussi vrai que les représentants de la pègre sont hautement récompensés par la « politique de la ville » dont on constate chaque jour le résultat : la sécession de fait des zones de non-droit dans cette République qui s’affirme « indivisible, laïque, démocratique et sociale » si l’on veut bien lire la Constitution.

Indivisible, laïque, démocratique et sociale… tous adjectifs qui vont si bien à la république du 93 et autres lieux apparentés !

La deuxième vérité objective est la pensée de gauche démasquée : son délire et sa hargne

La question des prisons n’est qu’un cas particulier de l’esprit de gauche : un délire idéologique qui refuse l’objectivité des faits et déchaîne toutes ses forces contre ceux qui osent garder les pieds sur terre.

Il faut oser dire que l’esprit de gauche déborde largement des seuls partis situés de ce côté de l’échiquier politique. Car le discours de gauche est une arme de première grandeur, mieux, et cette fois sans exagération, une arme de destruction intellectuelle massive.

Il faut oser dire que la gauche a tellement bien affûté ses instruments oratoires qu’elle peut séduire des esprits mal préparés, naïfs, de bonne volonté, parfois désespérés devant la dureté de notre temps, et osons aussi le dire, les traitements indignes dont ils sont souvent la cible.

Il faut oser dire que des esprits lumineux portés à gauche, tels les fameux « hussards noirs de la République » ont été ses troupes fidèles. Troupes fidèles qu’elle renie maintenant pour maintenir en place le troupeau bêlant et syndicalisé de la Déséducation nationale.

Surcroît de malheur, ces mêmes arguments attirent aussi les couches les plus viles du subconscient humain, celles qui répugnent à toute idée de morale sociale, celles qui n’ont pour moteur que la jalousie, l’envie, la haine… et qui ne s’en cachent d’ailleurs pas. Reconnaissons-leur au moins cette honnêteté. Un comble !

L’esprit de gauche, délirant d’idéaux confrontés aux faits, agressif, haineux tourne en une spirale infernale. Ce comportement est bien connu en psychiatrie : c’est le « suicide altruiste », caractérisé par des idées du genre : « Je vous emmène avec moi pour que vous ne souffriez plus. » C’est un risque mortel pour une nation.

Dans le cas particulier, libérer la racaille, c’est lui redonner le libre chemin vers ses lieux d’embuscades habituels, un risque mortel pour les petites gens honnêtes, y compris dans le fameux et exemplaire 93, des petites gens honnêtes que la gauche méprise. Mais peu importe à Mme Taubira, prisonnière de son complexe de libératrice des nouvelles Bastilles.

Au fait, Mme Taubira sera-t-elle présente aux obsèques de ces policiers tués par le chauffard multi-récidiviste ? Un cas de plus !

Cependant, il y a une réalité plus sordide : les arrière-pensées électorales

Jouer la carte des truands, c’est prendre des appuis autant électoraux que musclés, car eux, sont déjà armés. On ne sait jamais, cela peut toujours servir… Ce n’est pas la première fois. Cela s’appelle jouer avec le feu.

Tirons-en toutes les conclusions qui s’imposent. Le spectre de la guerre civile commence à rugir.

*Pierre-François Ghisoni (blog) est écrivain et éditeur.

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Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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