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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:45

flag afL’ACTION FRANÇAISE SE RÉJOUIT DE LA MARÉE HUMAINE QUI, CE DIMANCHE 24 MARS, DÉJOUANT LES PRONOSTICS DES MEDIA SERVILES ET D’UNE PRÉFECTURE DE POLICE QUI A PERDU TOUTE CRÉDIBILITÉ, A ENVAHI L’OUEST DE PARIS : PRÈS DE 1,5 MILLION DE FRANÇAIS POUR RÉCLAMER LE RETRAIT DE L’INFÂME PROJET DE LOI


LE PAYS RÉEL ÉTAIT CET APRÈS-MIDI dans les rues de Paris.

 

TOUTEFOIS, L’ACTION FRANÇAISE CONDAMNE avec la dernière énergie les exactions commises par les mercenaires du régime, sur l’ordre de Manuel Valls, sur des manifestants pacifiques, principalement sur des femmes et des enfants dont le seul crime était d’être présents ! Quand un régime en arrive à agresser les plus faibles, c’est que ses représentants ont perdu tout repère moral et qu’il S’EST COUPÉ RADICALEMENT ET DÉLIBÉRÉMENT DU PEUPLE. C’est pourquoi, demander des démissions, serait lui faire trop d’honneur en donnant naïvement à penser qu’il peut encore se réformer.


L’ACTION FRANÇAISE REGRETTE ÉGALEMENT le contraste de plus en plus saisissant entre le discours lénifiant de Frigide Barjot et les exigences d’un pays réel qui demande, par-delà le retrait du projet de loi, l’arrêt de toute politique d’agression contre les valeurs fondatrices de notre société.

 

L’ACTION FRANÇAISE DÉNONCE AUSSI la tentative de récupération par la droite parlementaire de La Manif pour tous. Cet après-midi, le monopole de sa présence sur le podium et de ses interventions est d’autant plus inqualifiable qu’à plusieurs reprises, Jean-François Copé, le président de l’UMP, a fait comprendre, au cours de ses interventions à la radio et à la télévision, que la "droite" française si elle revenait au pouvoir, imitant en cela la lâcheté de la "droite" espagnole, ne reviendrait pas sur le "mariage" homo, si celui-ci était adopté. De plus, comment ne pas dénoncer le double discours de l’UMP alors que ce sont deux sénateurs UMP qui ont permis l’adoption du projet de loi en commission au Sénat ? Cette tentative de récupération ne peut que nuire à la spontanéité et à la sincérité d’un mouvement historique, qui dépasse les clivages politiciens.

 

L’ACTION FRANÇAISE APPELLE LES CITOYENS FRANÇAIS à ouvrir les yeux sur la véritable nature d’un régime qui non content de vouloir dénaturer le mariage et instaurer une filiation-fiction, gaze des citoyens désarmés, choisissant de préférence les femmes et les enfants. La République a définitivement perdu le socle des valeurs qu’elle avait hérité de la monarchie capétienne et chrétienne. Elle n’a plus aucune légitimité. OUI, CE DIMANCHE SOIR 24 MARS 2013, LE PRINTEMPS FRANÇAIS EST NÉ !

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Aussi, L’ACTION FRANÇAISE SALUE-T-ELLE COMME UN SIGNE D’ESPÉRANCE POLITIQUE la présence, ce jour comme le 13 janvier dernier, de Mgr le Dauphin de France parmi les manifestants.

 

Pour que vive la France, vive le Roi !

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ACTION FRANCAISE

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la Jeanne 2013

 

Les Royalistes dans la Résistance

Conférence de Marc Savina (vidéos)

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !

 

 

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

membre de l’Action française

Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

 

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

 Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

 

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

 

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